Fédération Française Tuiles et Briques
accès direct
aux fabricants >>
 
j'investi sûr pour ma toiture
 
Normandie est nord idf normandie centre vendee auvergne rhone sud est sud ouest

Normandie

 
Les premières traces de tuileries en Normandie remontent au 11ème siècle avec les moines cisterciens qui ont fabriqué des centaines de millions de tuiles pour les besoins de leurs constructions : granges, abbayes, églises...
 
Moulées à la main et cuites au feu de bois jusqu’à la fin du 19ème siècle, les tuiles plates prenaient des teintes roses pâles dans le pays d’Auge, rouges ou brunes dans le Perche ou la plaine de Caen, selon la qualité de l’argile. A la fin du 19ème siècle, l’avènement des tuileries industrielles et du chemin de fer qui permettait de transporter aisément les matériaux de construction, a changé la physionomie des toits. Les tuiles mécaniques à « emboîtement » ont fait leur apparition.
 
Aujourd’hui, l’image traditionnelle de la Normandie passe par la fameuse maison à colombage constituée d’une structure de pans de bois, apparente ou non. En effet, les parties les plus exposées sont souvent protégées des intempéries par un essentage de tuiles (consiste à habiller le mur de tuiles pour favoriser l’écoulement des pluies vers le sol) qui valorise aussi la construction et participe à son intégration dans le paysage. De nombreuses habitations modernes s’inspirent de cette maison.
 
Le toit le plus typique est celui à deux pans, très inclinés, terminés des deux côtés par des croupes saillantes se déployant au dessus des pignons. On les appelle « nez de veau », « queue de geai rabattue », « bout » ou « capitret ». Cette avancée du toit abrite le pignon occidental, le plus exposé aux intempéries. La pente des toits couverts de tuiles peut varier entre 45 et 55 degrés.
 
Les tuiles traditionnelles les plus courantes sont rectangulaires et font environ 30 cm pour 1,2 cm d’épaisseur. Elles se fixent sur un lattis (garniture de lattes servant de couverture) par deux petits ergots (système d’accroche) et doivent recouvrir une fois et demie leurs voisines. Le couvreur aligne normalement 13 tuilettes au mètre. Ne pouvant être taillées comme les ardoises, les tuiles « gironnées » (des tuiles plus étroites à l'un de ses bouts) sont fabriquées pour les liaisons et autres surfaces courbes et même des chatières pour l’aération des combles. Dans le pays d’Auge, des épis de faîtage se placent encore sur les toits.
 
En Haute-Normandie, dans les départements de l’Eure et de la Seine Maritime, la tuile plate utilisée a des tonalités roses et ocrées, brunies par la patine du temps, le soleil et les intempéries.

 En Basse-Normandie, dans les départements du Calvados, de la Manche et de l’Orne, les maisons sont recouvertes de tuiles plates aux tonalités variant du rose au brun, mélangées sur le même toit. 

 

A Fécamp, la couleur brune des « colombes » rappelle le brun des tuiles de la toiture.

 

A Lisieux, la tuile plate se décline dans des tons orangés ou flammés voir cendrés.

 

Par ailleurs, dans certaines régions où l’ardoise dominait, il existe de plus en plus de maisons recouvertes de tuiles au coloris ardoisé.